Cained, un groupe produit de façon collaborative

Cela faisait quelque temps que je ne vous avais pas présenté un artiste de la région. J’ai reçu il y a quelques jours un email d’une personne me présentant un groupe, ou plutôt une chanteuse originaire de la Métropole et qui a opté pour le système de production collaborative, à la façon de My Major Company.

C’est quoi ce système ?
Face à une conjoncture du disque très difficile (téléchargement, chute des ventes de cd, etc.) il devient de plus en plus difficile pour un artiste de se faire entendre par un label qui préfère miser sur des artistes à fort ROI (Retour sur Investissement).
Depuis quelques temps, un nouveau modèle économique a fait son apparition : la production collaborative. Un groupe veut sortir un album et demande l’aide financière des internautes. C’est donc l’internaute qui devient propriétaire de l’album (du moins une partie) en versant quelques euros. Le cumul des sommes récoltées permet au groupe de posséder assez de fonds pour auto-financer son EP. Belle idée 😉 Et surtout, le groupe s’offre déjà une petite communauté de fans sans promo coûteuse …

Cained, c’est le nom de la chanteuse en question, a choisi le label belge AkaMusic pour préparer son album. Elle a bien voulu se prêter aux jeux des questions – réponses.

1/ Cained, c’est un groupe ou une chanteuse ? Quel est l’origine du nom ?
C’est le nom du projet et de la chanteuse qui est déjà connue à Lille sous son vrai nom Leiwia. Un MySpace électro avait été ouvert sous le nom de Cained. C’était une période où je regardais des vieux films avec Michael Caine (Zulu…). J’écoutais aussi son 1er album de chill-out qui s’appelait Cained, un adjectif qui signifie qu’ « on est déjà bien » (traduction chti) mais sous l’effet de la musique évidemment. Je l’ai gardé pour ma page Akamusic et finalement pour le single produit.

2/ Si je vous dis que « Faster » et « Sweet Lines » me rappelle le son des bons vieux Jamiroquai ou de l’époque 90’s. Je me trompe ? Quelles sont vos influences ?
Je le prends comme un compliment. Difficile de passer à côté de la référence Jamiroquaï. Malgré tout, comme pour Jamiroquaï, qui est fortement inspiré par un large éventail de black music, il y a peut être un écho de tout que ce que j’ai écouté. J’écoute de tout : du funk, de la soul, du jazz, de la musique électronique, classique, Al Jarreau, Maceo Parker, Sharon Jones, MauriceRavel, Sébastien Tellier…

3/ Comment est née l’idée de produire votre single de façon collaborative ? Pensez-vous qu’il s’agisse de l’avenir pour faire émerger de nouveaux talents sur la scène nationale ?
Et si un internaute désire acquérir le single, comment ça se passe ?
Je me suis d’abord inscrite sur Akamusic pour la proximité et l’échange qui pouvaient se créer avec les auditeurs. J’ai trouvé que c’était plus humain que myspace ; comme ils comptent produire, les gens écoutent avec attention. La production s’est ensuite mise en route et s’est achevée grâce au soutien de plus de 200 auditeurs-producteurs.
C’est un tremplin intéressant pour se faire connaître et avoir la chance d’enregistrer dans de très bonnes conditions.
Les internautes qui désirent acquérir le single peuvent l’acheter en ligne sur l’Akashop. Il sera également téléchargeable sur les plateformes Itunes, Fnac… à partir du 5 octobre. Le CD est distribué en Belgique les magasins Extrazone.
 
4/ Pour vous, être originaire de la Métropole lilloise, c’est un frein ou plutôt un avantage artistique par rapport aux groupes de la scène parisienne ?
Ni l’un, ni l’autre. C’est aussi difficile de se faire entendre dans les deux villes. Il y a de moins en moins de scènes. Heureusement, l’internet permet de diffuser sa musique à l’autre bout de la planète que ce soit via un site personnel, un blog, les sites communautaires, you tube…On peut habiter à pétaouchnok et se faire entendre.

5/ Prévoyez-vous de vous exporter sur Paris ? Et en dehors de la France ?
Oui pour des concerts. J’ai choisi le site Akamusic parce qu’il est basé à Bruxelles.  J’aime beaucoup la Belgique et étant frontalière, j’aimerais bien m’y produire.

6/ Quelles sont les scènes de la région où vous préférez vous produire ? Pourquoi ?
Les bars J Je chante dans les groupes lillois Funkadeena et Swai et l’on est avant tout des groupes de bar. C’est une bonne école et Funkadeena tourne comme ça depuis plus de 10 ans.

Cained

7/ Y’a-t-il un lieu où Cained aime à se retrouver ? Un endroit peut-être qui guide son inspiration ?
Je viens de la campagne, j’aime à y retourner. Je retourne dès que je peux dans la vallée de la Thure. J’aime aussi beaucoup les plages du Nord-Pas de Calais. Elles sont immenses, j’apprécie de pouvoir m’y promener tranquillement.

8/ Quelles sont vos ambitions pour ce single ?
Se faire connaître, trouver une écoute plus large, une possibilité de faire des concerts dans divers endroits et trouver de nouveaux producteurs pour réaliser l’album.

9/ Quelles sont vos prochaines date de tournée ?
Je suis en train de travailler avec un guitariste pour commencer les concerts. On débutera à Lille cet automne, là d’où nous venons et où tout à commencé.
Les dates seront affichées sur le site Akamusic.

Si vous désirez participer à la conception de l’album, cliquez ici

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