Le Temple du Disque, l’époque bénie des K7 et vinyles

Pour une fois, je ne vous parlerai pas de du temps présent, mais d’un temps passé, d’une époque révolue, le temps jadis où des millions de personnes achetaient leurs disques vinyles et K7 dans un magasin …

Acheter ??? Oui oui ça a bien existé. J’entends déjà les plus jeunes générations me rire au nez. Mais à l’heure où toute la Planète rend hommage à l’artiste qui a révolutionné la musique moderne, MJ, je me devais de vous parler d’un lieu qui a marqué mon enfance, ce lieu qui m’a fait découvrir mes premières sensations sonores.

Le Temple du Disque est peut-être le magasin de la Métropole lilloise que tous les mélomanes regrettent. Nous sommes au milieu des années 80, j’ai alors à peine 6 ou 7 ans, et déjà cette envie de faire exploser mes tympans. Je suis au conservatoire de musique de Wasquehal, j’y apprends le solfège avec difficulté (3 redoublements …) et y joue avec plaisir de la trompette en compagnie d’un professeur, Monsieur Perpette (un nom difficile à oublier aussi ;-)), qui a réussi à me transmettre sa passion (le solfège a malheureusement eu raison de celle-ci pour depuis).

La bande FM est alors à son apogée, et Jean Jacques Goldman est le premier artiste moderne à enrichir ma k7thèque. Car avant lui, j’avais découvert Maurice André, un as de la trompette et surtout Richard Clayderman, l’homme qui accompagnait mes tasses de thé au lait en compagnie de ma grand-mère défunte. Ma première K7 de JJG a été achetée au Temple du Disque. Cet endroit m’a tout de suite plu, lorsqu’on y pénétrait on se sentait investi de sa passion pour la musique. Le charmant gérant nous accueillait à bras ouvert, reconnaissait la plupart de ses clients. Chaque style de musique était parfaitement classé.

Jean Jacques Goldman "Non homologué"

Le Temple du Disque était situé au Sart, le long du boulevard qui mène vers Lille quand on vient de Roubaix et inversement quand on vient de Lille. J’y suis retourné très souvent avant sa fermeture. Je me souviens d’un samedi après-midi, mon père m’emmena moi et mon frère et nous acheta un K7 de Carl Perkins et de Kenny Rogers. Has been ? Je les écoute toujours avec cette banane sur mon visage qui caractérise un excellent souvenir passé. Ce lieu reste scotché comme une photo dans un cadre dans mon esprit.

Et puis en 1991, j’ai acheté l’album K7 « Dangerous » de Michaël Jackson, the King of Pop. A l’époque, il était à mes yeux un artiste parmi tant d’autres, mais aujourd’hui plusieurs semaines après sa mort, cette anecdote me rappelle au bon souvenir de cette époque, et m’a fait remémoré le Temple du Disque.

Aujourd’hui, la Fnac ou Virgin ne sont que de simples revendeurs de disques. Le conseil qui régnait dans les mots de Monsieur Maeseele n’existe plus. Itunes Store est même beaucoup plus complet que ces enseignes. C’est dommage. En cherchant sur le net, je suis tombé sur le site de la ville de Marcq en Baroeul qui m’indique que le Temple du Disque est toujours vivant … !!

Apparement, les propriétaires sont les mêmes, mais l’enseigne apparaît bien changé. Ce ne sont plus les affiches de MJ ou de JJG qui sont en devanture, mais des posters de films pour vanter les sorties de DVD … A quand le retour des vrais petits magasins de musique de quartiers où il serait possible de télécharger des morceaux sur son iPod avec un vrai passionné comme vendeur ?

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6 réflexions sur “Le Temple du Disque, l’époque bénie des K7 et vinyles

  1. Bel hommage à ce lieu mythique incroyable. Dans ma mémoire, le bâtiment façon temple, devenu Picard, a été construit spécialement pour vendre des disques (n’y avait-il pas aussi des instruments ?). Et cela reste quelque chose d’impressionnant, une des premières grandes surfaces spécialisées !

  2. je me souviens bien de ce magasin immense et qui avait vraiment une allure de temple grecque.
    et il s’avère que j’étais aussi au solfège du conservatoire de musique de wasquehal, quelques années avant toi sans doute. j’ai vite laissé tomber, car Mr Salmon le prof était vraiment un tyran qui m’a dégouté des clefs de sols à vie, mais heureusement pas de la musique !
    max

    1. Mais oui Mr Salmon !! L’homme au gros tuba !
      Je ne l’ai qu’une année en cours, mais je ne me souviens plus trop de son style. Par contre mon frère a eu Mme Haquette en cours de clarinette, et elle aussi c’était quelque chose à te dégoûter de la musique.

  3. Merci pour ce bon souvenir que je partage également avec vous.
    Oui le temple du disque existe toujours (Marcq en Baroeul). Il me semble que c’est le fils de l’ancien propriétaire de celui de Croix (il me semble) qui y est installé. Toujours de bons conseilles, mais moins de choix. Dommage. J’y reste quand même un client satisfait.

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