Direction Gent

7 07 2010

Tout jeune, un panneau a toujours attiré mon attention : le panneau bleu d’autouroute indiquant Tourcoing – Gand (Gent).

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La Braderie de Lille, tu l’aimes ou tu la quittes !

9 09 2009

Il est vrai que ce slogan ne rappelle pas de très bon souvenirs, mais je dois bien avouer qu’il colle parfaitement avec la vision qu’ont les lillois et habitants de la Métropole de leur Braderie chérie.

A pareille époque se pose la même question, comme vient celle ensuite du Jour de l’An : “Dis tu fais quoi à la Braderie ?” Parce qu’il faut bien se l’avouer, c’est un sacré dilemme. La réponse est donc à choix multiple :
- “Trop cool !!! Une bonne occasion de défonce avec les potes !!”
- “Ben j’vais vendre !”

- “Je me barricade chez moi et je ne vois personne du week-end …”
- “On part en Normandie le temps du week-end ?”

Si les médias en parlent abondamment durant les jours qui précéde ce fameux premier week-end de Septembre, ils ne reflètent pas la sensation qu’elle provoque pour ceux qui résident dans la ville. Et pourtant, c’est bien le seul moment de l’année où on parle positivement de la région afin de flatter la bonne ambiance qui découle de cet événement, du côté chaleureux et fraternel des gens du Nord et de son concours du plus haut tas de moule. Mais alors, commennt expliquer cette ambiguïté ?

Les points positifs

Ne crachons pas dans la soupe tout de suite, c’est toujours sympa d’entendre autour de soi des amis non résidents de la région dire : “Et c’est la Braderie de Lille ce week-end dis donc ! Ca vous dit un ch’ti week-end nordiste ?” C’est le seul moment de l’année où les Parisiens et les Marseillais ne voient pas la grisaille des terrils comme un vilain défaut et parlent avec joie des supers tas de moules qui empestent les rues et des nordistes aux joues rougies par l’abus d’alcool et par le froid ! ;-)
Tout comme les restaurateurs et autres cafetiers qui attendent avec impatience les touristes venus principalement de Belgique, Hollande et d’Angleterre !

Un autre bon côté de la Braderie de Lille est l’ambiance qui réside dans les petites rues qui jouxtent le Centre-Ville, alors fréquentées de Hollandais et autres touristes anglais venus se faire piéger par les marchands de cuir professionnels. Il n’y a rien de plus agréable que de se ballader dans l’une des ruelles du Vieux-Lille ou de Wazemmes un dimanche après-midi ensoleillé, de flâner et passer à côté de stands tous différents les uns des autres, d’écouter de loin ou de près un petit groupe de musique venu jouer des airs de jazz à l’improviste au coin d’un trottoir, ou encore boire un verre en terrasse comme si nous étions un jour de semaine.

Braderie de Lille 2009_ deuxième jour - Photo Max Rosereau _7_

La Foire qui est située près de l’ancien stade du LOSC (Grimonprez Joris)  est également un élément positif du week-end. Après avoir mangé une bonne assiette de moules dans le Centre de la ville, direction le Champs de Mars pour quelques manèges à sensations et une barbe à papa en guise de dessert.

Et puis ce premier week-end de rentrée est également synonyme de braderies pour de nombreuses autres villes de la région. A Hem par exemple, ou encore Tourcoing et Arleux, il est possible de se distraire. Moins fréquentées que la Grande Lilloise elles offrent le même type d’ambiance : chineurs, frites et petite ballade dominicale sous le soleil !

Les points négatifs

C’est là où ça se corse. Ces points négatifs sont surtout ressentis par les lillois et les habitants des villes limitrophes.
Premier point noir, l’impossibilité de circuler dans la ville durant 2 jours. Garer sa voiture devient impossible, et il est même recommander de la bouger de place pour ceux qui stationnent dans les rues au quotidien. Sinon gare aux cassages de vitre et autres griffes sur la carrosserie.
Inutile donc de prévoir une après-midi shopping, les rues sont bouclées par la Police, la seule solution est d’emprunter les 2 lignes de métro et le tramway.

Mais vouloir shopper un jour de Braderie réside de l’inconscience. Les rues sont bondées, et les magasins quasi inaccessibles. En fin de journée, ou début de soirée, cela remonte même du parcours du combattant. Les moins solides, ou plutôt les plus remplis, sont déjà bourrés et commencent leur chant plaintif tels des loups devant un troupeau de brebis. Les canettes de bière jonchent sur le sol et la pression des cafés ne fait que commencer à couler sans s’arrêter. Les filles doivent obligatoirement se faire accompager par de la gente masculine au risque de devoir faire face à des : “T’es trop bonne toi !!!!” ou encore “Tu veux partager une bière avec moi et mes potes ?” Car encore plus que les autres jours de l’année, le Nordiste est généreux et prête volontiers son métal précieux.

Arrive ensuite l’échéance fatale du coucher du soleil. 20h00, 22h00 puis minuit. La fête bat son plein, les murs sont arrosés de pisse et autres vomis, et les rues commencent à sentir la moule à plein nez. Certains diront que c’est justement cela l’ambiance de la Braderie de Lille. Personnellement je me dis plutôt que plus les années passent et moins les gens savent se tenir … Je vous laisse juger ;-)

alcool Braderie de Lille

Avec l’alcool, certaines personnes deviennent aussi plus agressives. On recense tous les ans des actes de violence qui ne devraient pas avoir lieu durant des moments aussi festifs. Si cette édition n’a pas été marquée par de grands heurts, certaines précédentes ont eu moins de chances malheureusement. Et ce sont ces faits qui rejaillissent sur le fait que les lillois ne se sentent pas sereins durant ce week-end.

Enfin, les amoureux de la ville de Lille n’aiment pas vivre la fin des festivités, le dimanche aux alentours de minuit. Les rues se sont vidées de leurs badauds mais pas de leurs detritus. Ce sont des tonnes de déchêts que les éboueurs doivent nettoyer. Sans aucun doute leur plus dure journée de travail de l’année. Mais leur job est exemplaire car le lendemain matin, lorsque la ville reprend son cours normal tout doucement, la quasi totalité des détritus a déjà été supprimée des rues …

Pour conclure, vous l’aurez compris, la Braderie c’est soit j’adore, soit je déteste. Et le sentiment général est totalement différent entre un touriste de passage et un résident à l’année. L’ambiance qui s’y dégage est sans doute le moteur qui fait que la Braderie est devenu un événement majeur en France. Et heureusement pour l’événement, seuls ses lillois ne l’apprécient pas ;-)





L’immobilier dans le Nord-Pas-de-Calais

2 09 2009

Les maisons de rangée du Nord ont mauvaise réputation : briques rouge, un intérieur étroit tout en hauteur ou encore certaines rues font penser à d’anciens corons. Moi-même je ne suis pas un fana de ces maisons, je préfère le moderne, certes plus stérile et sans cachet. Mais depuis plusieurs années de nouveaux investisseurs tentent de moderniser ces anciennes maisons : les jeunes de la génération 80’s …

Je connais de nombreux amis et d’amis d’amis qui choisissent comme premier choix immobilier d’acheter une maison. Le passage de la location d’un appartement studio, puis d’un deuxième Type F2 ou F3 avant d’acheter est très vite abandonné contrairement à Paris par exemple. Le tarif du m2 aide pour sûr à ce choix d’acquérir immédiatement.

maisons de rangée lys lez lannoy

Ainsi, il n’est pas rare d’apercevoir dans une rue type comme on en trouve à Roubaix, Lys Lez Lannoy ou encore Tourcoing une maison qui connote avec ses voisines : une belle brique rouge, des grandes fenêtres en PVC, des poutres apparentes et un beau bas de porte comme en trouve très souvent dans le côté flamand en Belgique.

De plus, de nombreux chantiers s’organisent. Il n’est pas rare qu’un Nordiste achète une maison pour à peine 80 000 euros (100 m2, 3 chambres, 2 étages, un jardin et parfois un garage), qu’il défonce tout pour en construire une de ses propres mains pour 15 000 euros de plus. Vous imaginez la plus-value à faire après quelques années de remboursement bancaire. J’ai vu récemment une maison de rangée toute rénovée pour 130 000 euros …

maison de rangée rénovée lille

Moi qui suis assez fermé en ce qui concerne le choix d’un appartement, j’idéalise beaucoup ma vie dans la Métropole car je connais les quartiers sympas où j’aimerais vivre, je m’aperçois que ma vision change, et me projette parfois dans l’une de ces maisons type 1930 totalement refaite avec un intérieur moderne et un cachet extérieur des plus dignes. Si certains chiffres démontrent une nouvelle fois que les départs de la région sont plus forts que les arrivées, cela fait plaisir que la région reste en perpétuelle mutation !





Rencontre avec Isabelle Venet, artiste peintre

25 05 2009

Cette première rencontre marque le début d’une série de posts sur les artistes de la région, méconnus du grand public mais terriblement talentueux. Le marché de l’art sur Lille est le premier sujet abordé.

J’ai donc rencontré Isabelle Venet, artiste peintre sur la Métropole lilloise. Ses peintures vous transportent à travers l’Afrique pour ses couleurs café et connotent un certain aspect tribal pour l’articulation de son pinceau sur la toile.

Isabelle Venet

1/ Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis peintre abstraite professionnelle. J’ai fait les Beaux Arts de Tourcoing.
J’ai dans un 1er temps dessiné des boubous pour la Compagnie Française du Niger à Paris, puis peint des bâches géantes. Actuellement je peins, j’expose et je suis sans cesse à la recherche de créativité. En parallèle de mes activités, j’ai créé il y a 20 ans une école de peinture pour enfants et adultes où j’initie ma passion à 200 élèves.

2/ Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Elles sont un cheminement intérieur alimenté par le passage d’une frontière, un regard sur des mondes inconnus, des rencontres, des émotions, la nature, un monastère, une prière, mes enfants.

3/ L’environnement de Lille et sa Métropole, sa région, vous aide-t-il à peindre, à trouver de l’inspiration ?
La mer du Nord et ses lumières me fascinent.

4/ Comment définirez-vous le marché de l’art sur Lille ? Et comment se comporte ce marché par rapport à Paris ?
Le milieu est difficile. Le marché est saturé avec les peintres de la région. Ce que j’aime, les expositions organisées au profit d’associations humanitaires et caritatives, les rencontres sont riches en humanité. Beaucoup d’expositions sont organisées par la région et divers regroupements, ce qui est bien pour nous mais pas terrible pour les galeries. Par rapport à Paris, Lille est trop petit, on ne peut pas avancer sans changer de région.

5/ Quelles sont vos prochaines expositions ?
Très récemment j’ai exposé au musée d’Orchies, puis je serais en juin au Lion’s club.
Je serais invitée à Tourcoing chez Jean Ampe, l’atelier 13/15.
En Septembre j’exposerai au Grand Festival artistique sur le thème de l’eau, l’air, le feu, etc.
En Décembre je serais présente à la Biennale de Florence.

6/ A titre personnel, quel endroit culturel sur Lille ou ailleurs dans le Nord attire plus particulièrement votre attention ? Avez-vous peut-être un endroit “idéal” pour peindre ?
Tout simplement mon atelier, chez moi, mon Temple !

Plus d’informations sur cette artiste pleine de talents : http://www.isabelle-venet.com/

Isabelle Venet 2








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