Cassel, l’un des plus beaux points de vue de la région

11 01 2010

Le 1er janvier 2010, je me suis rendu dans une ville qui possède l’un des plus beau point de vue de la région, j’ai nommé Cassel.

Amoureux des grandes vues dégagées où l’on s’imagine que derrière le ciel bleu et l’horizon se cachent d’autres pays d’Europe, voire d’autres Continents, où l’on entrevoit une leur d’espoir passagère en pensant à l’infini et à ses contrées perdues, là où la Terre cesse de tourner l’espace de quelques minutes pendant que votre esprit divague au ralenti autour d’une orbite en constellation … Vous serez aux anges !

Située à une cinquantaine de kilomètres de Lille, Cassel est une ville qui possède l’âme des Flandres dans ses gênes. Ses ruelles étroites et ses pavés qui ne cessent de monter laissent transpirer une histoire que la région ne désire pas éteindre. Les premiers autochtones à profiter des hauteurs ont été une tribu Celte. Ils ont été par la suite dégagés par la légion romaine de Jules César, et ces mêmes hauteurs ont ensuite été habitées tour à tour par les Normands, Français, Anglais et autres Espagnols.

Entre débacle historique et paix guerrière, Cassel préserve l’identité de toute une région à travers certaines maisons en voie de réabilitation, un musée qui devrait voir le jour prochainement, et un moulin statique comme emblême du point culminant des Flandres (176 mètres d’altitude).

A Cassel, on y vient aujourd’hui surout pour se ballader et pour profiter de ses restaurants charmants : l’un est transformé en salon de thé et propose une vue panoramique des plus splendides, et un autre, estaminet populaire maintes fois cité dans les plus grands guides gastronomiques, mixe avec l’élégance du Nord son cadre (l’estaminet le plus haut de la Flandre française) et sa cuisine authentique fièrement portée par son patron qui selon le Guide du Routard aime à raconter des légendes locales durant les dîners le week-end … Une dizaine de restaurants proposent aux touristes leur cuisine généreuse.

Bref, rien de mieux que de commencer la nouvelle année par un brin de fraîcheur authentique. Et je ne saurais vous conseiller la visite de cette ville lors d’un de vos prochains voyage dans le Nord qui saura vous faire oublier les sempiternels clichés gris que veulent bien nous montrer les médias à longueur de reportages.





Belle initiative de la part de la ville de Bailleul

1 12 2009

La fermeture du centre de réfugiés à Sangatte et le démantélement de la jungle à Calais ont rendu très compliqué les conditions de vie des migrants venus d’Afghanistan et d’autres pays en Guerre.

Je ne polémiquerai pas autour des actions que le gouvernement met actuellement en place, ni même des contre-actions que souhaitent les partis d’opposition afin de régler le problème,  mais plutôt d’une initiative humanitaire qu’a eu le Maire de la ville de Bailleul.

Sa lettre du mois de Novembre indiquait que la ville allait accueillir certains migrants afin d’offrir un semblant de toit durant la période hivernale à certains d’entre eux. 15 à 20 personnes en moyenne viendront séjourner dans cette ville des Flandres durant une durée de 10 à 15 jours chacun. Ils seront accompagnés à l’aller et au retour par des membres de l‘association Salam (association de la région qui soutien, aide, lutte et agit pour les Migrants et les Pays en difficulté) et seront encadrés par des médecins et des infirmiers bénévoles. Chaque “nouveau bailleulois” pourra se doucher 2 à 3 fois par semaine et aura accès à des toilettes.

Bailleul semble être selon le Maire lui-même une ville idéale car : “la logique des migrants est de vouloir se rendre en Angleterre. Pour cela ils cherchent des endroits où se trouvent camions et bateaux. A Bailleul, il n’existe aucun lieu de ce genre. D’ailleurs, s’il existait ils seraient déjà présents comme à Steenvorde où ils attendent des opportunités sur l’aire d’autouroute“.

Je trouve l’initiative très bonne et j’encourage d’autres villes à la réaliser. Car en attendant de trouver un sort à ces gens, il serait peut-être bon de penser avant à leur survie et à leur dignité.





Un télésiège à la frontière

26 11 2009

Quand je vous parle de télésiège, vous pensez immédiatement à ceux que l’on trouve dans les stations de sport d’hiver, dans les Alpes ou encore les Pyrénées. Et puis il y a celui plus atypique situé à Paris afin d’éviter de monter les centaines de marches qui mènent vers la Basilique du Sacré Coeur.
Mais il en existe un encore plus improbable que le funiculaire de Montmatre, au coeur des Flandres, dans une zone où la distinction entre Belgique et France reste floue, j’ai nommé le Mont Noir.

Ok, tu me dis qu’il y a un télésiège, mais à quoi il sert ? Il n’y a pas de montagnes chez toi ?
Des montages non, des Monts oui. Et le téléphérique situé au Mont Noir n’est pas utilisé pour aller skier mais pour accéder à un autre Mont, là où les routes et les chemins de traverses ne peuvent emmener le visiteur.

Et le Mont Noir c’est quoi ?
Véritable repaire à touristes, il réunit chaque week-end des milliers de Français venus chercher des cigarettes moins chères qu’en France, des bouteilles d’alcool de 5 litres au prix d’1 litre (Martini, Suze, Johnny Waker, etc.), des bières belges et du cuir chez Edisac à prix discount (du moins c’est ce qu’il est affiché, mais en réalité les prix sont semblables à ceux de la France).

Il doit son nom aux bois sombres de châtaigniers qui le couvraient à l’époque. A son contre-bas se trouve la maison de famille de l’écrivaine Marguerie Yourcenar dont le terrain a été transformé en Parc Départemental et où il est agréable de se balader et d’admirer les superbes jacinthes vers le mois d’avril.

En été, il est impossible de circuler en voiture, il est impératif de se garer à plus de 2 kilomètres de cette longue rue noire de monde (le Mont Noir ah ah ah !). Durant l’automne et l’hiver, la rue est moins bondée, mais les irréductibles fumeurs viennent s’approvisionner et profiter de la vue exceptionnelle pour boire une petite chope.

Et on va où avec le télésiège ?
Déjà, il s’agit du seul et unique télésiège de la région, ça vous l’aurez bien compris. Il a été construit en 1958, année de l’exposition universelle de Bruxelles.
Il a été imaginé afin de relier le Mont Noir (131 mètres d’altitude) au Mont Rouge (143 mètres d’altitude), un autre Mont des Flandres encore plus haut en altitude.

En prenant ce super ascenseur vous pouvez admirer l’un des plus beaux point de vue de la région et vous aurez la sensation de voler vers l’infini que le ciel peut nous offrir.

Il est ouvert de 13 h 30 à 18 h 30 les samedi et dimanche entre juin et septembre et le dimanche toute l’année. En Juillet et août, c’est toutes les après-midi qu’il est possible de décoller. Le départ s’effectue côté belge au café Le Cordoba. Et ça coûte 4 euros.





Voyage en terrain connu …

16 06 2009

Un de nos objectifs avec La Parisienne en lançant nos blogs respectifs était qu’ils deviennent participatifs. Si les premiers commentaires nous ont rassuré sur le bien fondé de nos écrits, nous avons contacté quelques personnes de notre entourage afin qu’elles nous donnent leurs visions de leur Paris et de leur Nord.

La Parisienne en a fait écho lundi dans l’un de ses billets, de mon côté je vous présente Flandrapié, une jeune bloggeuse dans l’âme qui aime se ballader à travers le paysage des Flandres. Au travers de certains posts, elle vous livrera ses impressions sur les meilleurs sentiers à emprunter pour découvrir la campagne flamande de façon la plus écologique qu’il soit, avec ses pieds !

Alors, chaussez vos crampons, et direction Ravensberger …

Avec les 9 millions de téléspectateurs, j’ai regardé le film « Home » de Yann Arthus-Bertrand.
C’est un film courageux et saisissant, qui nous offre des images magnifiques par tant de beauté naturelle mais aussi terrifiantes par tant de mépris de l’être humain à l’égard de notre planète « Terre» .
Un reportage a particulièrement retenu mon attention sur l’élevage intensif et les conditions de vie odieuse des animaux.

Ravensberg

Ce matin, j’ai voulu être rassurée ! J’ai donc chaussé mes baskets, pris la route du Sentier du Ravensberg et engagé le circuit des 10 Kms.
En effet, je réside depuis 1 an dans la charmante ville de Bailleul, située au cœur de la Flandre française et j’apprécie les ballades et circuits proposés et le Sentier du Ravensberg en fait partie.

Je descends donc la « rue des sœurs noires » et longe le cimetière militaire bailleulois et britannique et me voici plongée dans cette vaste campagne à perte de vue, les épis de blé commencent à se dresser et les champs sont enrichis par les plantations variées. Une vue sur le Mont de Lille, le Ravensberg et le Kemmelberg …

… Au loin, se distingue le beffroi de Bailleul et le son tintinnabulant de son carillon et, enfin j’aperçois celles que je voulais revoir absolument ce matin : les belles vaches flamandes. Rousses, blondes, noires et blanches elles sont toutes resplendissantes, bichonnées, brossées, nourries d’herbe fraîche, libres dans l’espace naturel, transpirantes de plénitude.

Quelle merveille de s’attarder sur les champs ensoleillés par les boutons d’or, les chemins bordés de jacynthes, de bleuets, tel un carnaval de couleurs.
Il me reste à gravir le « Mont aux Corbeaux » après avoir passé devant la houblonnière et je chemine ce parcours vallonné.

C’est ça aussi le Nord de la France. Dans le cœur de la Flandre, se mêlent beauté, harmonie et respect de la nature.





Terrasse avec vue sur Monts

22 05 2009

Ce que j’apprécie lorsque je pars en vacances dans le Sud de la France c’est m’arrêter dans un café ou un restaurant disposant d’une superbe vue sur la Mediterannée. Quelle sensation de se trouver face à l’infini, de voir la mer devant soi et ne pas savoir où elle redescend !

Bien sûr lorsque je reviens dans le Nord, il m’est difficile de trouver de tels spots, même si la Mer du Nord a son charme bien à elle. Lors d’une de mes dernières visites dans les Flandres, j’ai découvert une brasserie aux accents méditeranéens …

Niché dans le creux du Mont Kemel, ce restaurant dispose d’une terrasse avec une vue exceptionnelle. Du vert à perte de vue, des hauts et des bas qui caractérisent le paysage flamand, des champs en guise de mer, une vue panoramique qui domine la région. Lorsqu’il fait beau, si si ça arrive dans le Nord parfois ;-) on peut apercevoir le beffroi de Lille qui se situe à une vingtaine de kilomètres de là.

De Hollemeersch

Ici, j’ai retrouvé cette sensation où on a l’impression que les champs montent devant nos yeux et plongent là où notre vision s’arrête. L’infini, le vert remplace le bleu, l’herbe remplace la mer et la bière remplace le pastis !

Cet endroit se prénomme “De Hollemersch”, il se situe à quelques kilomètres d’Ypres (Ieper en belge), de Poperinge et de Bailleul. La carte alléchante propose une sélection de bières, de crêpes et de gauffres, mais également une page snack pour déjeuner le midi.

De Hollemeersch vue 2





Le paradis des cyclistes

17 05 2009

Les beaux jours recommencent à nous enivrer, une tranche de liberté envahit nos esprits à la recherche de l’or jaune pour éliminer les toxines pluvieuses de l’hiver. Et pour parfaire sa condition physique à l’approche des vacances d’été, rien de tel que de sortir son vélo de la cave et de le délivrer des araignées qui ont fait leur toile durant ces froides journées d’hiver.

La région Nord, et plus particulièrement les Flandres, a la particularité de détenir de superbes routes au macadam bien lissé, dont certaines sont considérées par les cyclistes professionnels comme les plus belles de France : il s’agit des routes des Flandres !

Route des Flandres

Des kilomètre et des kilomètres de routes, en ligne droite, certaines sont escarpées entre les Monts qui culminent les Flandres, certaines plus traitres pour les cuisses ont l’air plates de loin, mais une fois atteintes sont ce qu’on appelle dans le jargon des “faux plat”. Ces pistes sont idéales pou les ballades dominicales en famille car elles bordent un superbe paysage composé de verdure, de champs et de campagne. Quelques estaminets (des brasseries typiques du Nord) permettent de faire escale le temps d’y déguster une bonne bière avec une belle crêpe mikado (chocolat et chantilly) pour pas très cher (à peine un billet de 5 euros). La région étant limitrophe avec la Belgique, ces routes sont aussi l’occasion de découvrir nos hôtes belges d’une façon champêtre, autre que les grandes villes surpeuplées de touristes.

Crêpe mikado estaminet flandres

Mais ces routes sont aussi des lieux de légende pour les sportifs avec les fameux “Tour des Flandres” ou “Paris – Roubaix” qui ont lieu tous les ans, et qui donnent droit à de belles frayeurs. En effet, le Nord n’est pas le Sud, et lorsque la pluie rencontre le pavé les glissades sont au rendez-vous. Ces courses sont considérées comme les plus redoutables par les professionnels du secteur, certains grands champions comme Indurain ou plus récemment Armstrong n’y ont jamais participé par peur de compromettre le reste de leur saison à cause d’une blessure par pavé …

tour-des-flandres

Si vous avez quelques RTT à poser avant les grandes vacances, ou si vous désirez passer une belle semaine dans le Nord de la France durant vos vacances d’été, je vous conseille sérieusement d’emmener avec vous vos vélos et découvrir cette région de la façon la plus verte qu’il soit !








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