Certaines vérités demeurent

15 12 2009

L’une des choses que je préfère en rédigeant des articles sur ce blog c’est de vous démontrer que le Nord est une région sympa où il fait bon vivre. Il y a quelques mois, je vous avais démontré par exemple qu’il ne pleuvait pas autant qu’on le pense par chez moi.

Mais des fois, il est difficile de dépasser certains clichés. Et l’un qui demeure est le fait que nous mangeons énormément de patate, bah oui la frite c’est la fête ;-) , que nous buvons beaucoup et que de nombreuses personnes sont obèses.

Une récente étude menée par notre Ministre de la Santé, lobbyiste en chef au sujet de la Grippe A, a révélé quelques vérités qui répondent à ces clichés qui ne le sont pas :

- On consomme très peu de fruits dans le Nord, moins de 20 % des gens en consomment.

- Tout comme les légumes, moins de 15 % en mangent, et pourtant nous faisons partie d’une région où l’agriculture reste forte.

- Par contre au niveau pomme de terre nous n’avons rien à envier aux autres régions de France puisque la consommation de patate est la plus élevée dans le Nord : 43 % en épluchent régulièrement.

- Nous n’aimons pas les arrêtes de poisson car moins de 20 % en achètent.

- Au niveau de l’huile, je pensais que ma région aurait été en tête des suffrages puisque les friteuses fument quotidiennement, mais que nenni, c’est le Languedoc-Roussillon qui en brûle le plus. Par contre, nous aimons la margarine (nous sommes 40 % à en utiliser régulièrement).

L’étude conclue sur le fait que : “On retrouve donc un gradient Nord-Sud pour les fruits et légumes, une France du beurre et une France de l’huile (notamment de l’huile d’olive). Les régions du Nord et de l’Est de la France sont caractérisées par des apports alimentaires moins favorables à un bon équilibre nutritionnel“.

Et bien sûr, si nos apports alimentaires sont moins favorables qu’ailleurs, il est normal que le taux d’obésité soit plus important dans le Nord (18 %).

L’intégralité des résultats de cette étude est visible sur ce site.





Dans 3 semaines on fête la Saint Nicolas

17 11 2009

Le 6 décembre approche à grand pas. Les premières décorations visibles dans les rues m’ont fait penser à ce billet sucré au goût spécial pour les Nordistes, et m’a remémoré à quelques souvenirs réconfortants de mon enfance.

Car si la Saint-Nicolas est synonyme pour beaucoup de garçons au prénom éponyme de “Hey bonne fête au fait !“, elle représente beaucoup plus de choses par chez nous. Notre proximité avec la frontière belge fait que nous sommes une des rares régions de France, en compagnie de l’Est, à fêter ce Saint.

Ben pourquoi ?
Il est difficile de trouver une histoire commune relative à la légende de Saint-Nicolas car chaque région et chaque pays lui a créé sa propre histoire. Quoiqu’il en soit, on apprend que Saint Niklas a réellement existé et qu’il est d’origine Turque. Il est né entre 250 et 270 après le bien connu J.C et est décédé un 6 décembre. D’où la date donc !

Ensuite c’est là que ça se complique car les légendes varient d’un site à un autre. En Alsace on parle que St Nico aida 3 jeunes filles en jetant de l’argent dans leur bas qu’elles avaient mis à sécher au dessus de la cheminée afin de les aider à préparer leur mariage. Et en Belgique un site fait référence à la création du Petit Salé : 3 petits garçons partis glaner du blé se sont perdus et ont demandé refuge à un boucher qui s’empressa de les tuer afin de préparer un Petit-Salé, autrement dit il coupa ces 3 p’tits gars et les sala avant de cacher les morceaux dans un tonneau. Ce n’est que 7 ans plus tard que Saint Nicolas passa par là en demandant au boucher de lui servir ce petit salé affiné de 7 ans d’âge. Terrorisé, le boucher fit renaître les 3 petits boy qui ne s’étaient pas rendu compte de leur long coma compressé et croyaient avoir été au Paradis durant de longues années.

Ce qu’il faut donc retenir c’est que Nicolas était un saint homme dont son unique but était d’aider les gens à retrouver la joie et la bonne humeur.

Qu’est-ce qu’on fête alors ?
La tradition veut que Saint Nicolas rende visite dans les chaumières la nuit du 5 au 6 décembre. Alors que le Père Noël se contente d’un simple verre de lait, on prépare à Saint-Nicolas un verre de bière, ainsi que des carottes et des navets pour son âne. Comme Noël, les enfants doivent chanter une petite chanson et aller se coucher avant minuit après avoir préparé leurs chaussons près de la cheminée. Et le lendemain SURPRISE !!! Des cadeaux et des friandises ont été disposés dans les chaussettes.

Dans les faits, ça ne se passe pas réellement comme ça. Tout d’abord, à la Saint-Nicolas on mange du chocolat. Les boulangeries remplissent leur vitrine de beaux Saint Nicolas tout croquant et prêt à fondre dans la bouche des plus petits et des plus grands. On mange aussi très souvent du pain d’épice à pareille époque.

Pour ma part, et comme certains de mes petits camarades de classe à l’époque, je recevais mes cadeaux le 6 décembre. C’était Noël avant l’heure. J’ai toujours aimé cette différence par rapport à d’autres enfants qui découvraient leurs cadeaux le soir de Noël. Ca me permettait de jouer à Paperboy avant tout le monde ou de tester mon super circuit TCR en avant-première !

Outre les cadeaux, je me souviens recevoir tous les ans à pareille époque des cartes de la Saint Nicolas de la part d’un vieil oncle et de mes grand-parents. Les cartes étaient très semblables d’une année sur l’autre avec la longue barbe de Nico en touché sablé et brillant. Et parfois le papier de la carte était gauffré, le dessin légèrement en relief. Et  à l’intérieur toujours le même mot “Bonne Fête !“.
Cet exemple me permet de vous expliquer que la Saint Nicolas prend tout son sens dans le Nord de la France, car je ne recevais pas de carte pour Noël de la part de mon vieil Oncle, uniquement le 6 décembre … ;-)

En surfant ces derniers jours sur le Net, je me suis aperçu que de nombreuses villes belges fêtaient publiquement la Saint-Nicolas en proposant des festivités telles que le passage du Saint à dos d’âne, la distribution de pain d’épice, de clémentines, de sucres d’orge et d’autres friandises. On trouve même dans les magasins des spéculos à son effigie.

La Saint Nicolas a réussi à garder ce semblant d’âme que Noël a perdu avec les années. Alors si vous avez des enfants, je vous conseille de vivre cette fête avec eux, et si vous désirez visiter la région avant Noël, n’hésitez pas à vous rendre dans l’une des villes frontalières afin de rencontrer ce fameux Saint à la longue barbe et à l’âne bien dodue ;-)





Conférence sur la place du rock en Belgique

3 11 2009

Y’a pas à dire, la Belgique sait faire sonner le rock ! Il s’agit même de la place centrale en Europe.

Et vivant près de la frontière, je m’en aperçois depuis tout petit. Très jeune, une radio a rythmé mes week-end, il s’agissait de Radio 21. Sans doute la meilleure radio rock de tous les temps. Une programmation excellente et surtout la rediffusion de concerts entiers les samedi après-midi. Je me souvient avoir enregistré un live des Foo Fighters sur mon Mini-Disc et l’avoir écouté des centaines de fois. Depuis cette radio a cessé d’émettre, elle a splitté en deux stations : Classic 21 (le Nostalgie rock) et Pure FM (le Oui FM des belges).

Les plus grands groupes sont d’abord passé par la Belgique : Muse, Placebo, Coldplay … Avant d’arriver sur les ondes françaises. Et ceux-là ont été découverts par les radios belges en se produisant sur les scènes belges. Bien sûr, la Belgique n’est pas aussi avare d’artistes “maison” comme K’s Choice, Ghinzu récemment, DeUs, Girls in Hawaï et bien d’autres.

girls in hawaï

Alors, si vous avez un peu de temps et l’envie de vous immerger dans le rock à la belge, je vous conseille de vous rendre à l’Aéronef (avenu Willy Brandt, – Lille) le jeudi 19 novembre à partir de 19h00.
Une conférence intitulée “Rock en Belgique, il était le rock une fois” est organisée pour rendre hommage à cette place rockantuesque. Et en plus c’est gratuit !
Plus d’infos en cliquant sur ce lien.





La Maison du Néerlandais à Bailleul

28 10 2009

J’ai évoqué l’existence de la Maison du Néerlandais très furtivement il y a un mois environ lorsque j’ai décidé d’apprendre le Néerlandais.

Depuis que je vis à Bailleul, je passe tous les matins en voiture devant cette belle maison qui arbore fièrement son logo MNL. Désireux d’apprendre la langue de nos voisins bataves, je m’étais d’abord renseigné pour m’initier sur Paris, mais seul l’Institut du Néerlandais proposait des stages intensifs, un peu trop cher à mon goût. Et surtout peu adapté à ce que je recherche : une méthode d’initiation continue qui me permette de retenir des mots et des phrases sur le long terme.

En revenant dans le Nord je m’imaginais qu’il serait plus simple de trouver des associations qui permettent aux adultes d’apprendre une nouvelle langue et notamment celle de nos voisins Orange. Mais que nenni. Après plusieurs recherches infructueuses sur Google, seule la Maison du Néerlandais de Bailleul et ses antennes basées à Dunkerque, Boeschepe, Steenvorde, Lille, Hazebrouck, Marck et Lannoy proposait des cours à l’année en petit comité et pour pas très cher.

Huis van het Nederlands

Car pour à peine 15 euros (coût de l’inscription à l’association) plus 88 euros ou 108 euros pour les non résidents, il est difficile de concurrencer ce Centre qui vient de fêter ses 10 ans d’existence. Bien sûr le prix à ses revers, l’aspect administratif me paraît un peu bancal (on oublie de vous prévenir que les cours ont commencé, ou pire on oublie de prévenir la prof que le premier cours a lieu à telle date, etc.). Mais bon, c’est le lot de nombreuses associations et on ne prête guère attention à ces petites broutilles à la vue du service proposé par rapport au tarif demandé.

Ainsi, tous les lundis soir (il existe bien sûr d’autres jours de cours en fonction du lieu et du niveau), environ 15 personnes, des jeunes, des trentenaires et des séniors, se retrouvent  dans la même galère d’apprendre des nouveaux mots, dans une petite salle, autour d’une petite table ovale, à écouter les leçons d’une professeur flamande originaire d’Ypres qui a appris le Français en France (car selon elle le vrai Français n’est pas bien enseigné en Wallonie ) mais qui nous inculque le “vrai Néerlandais”, pas celui parlé en Flandres. Ouf ! ;-)

J’ai l’impression que trop peu de personnes font l’effort d’apprendre la langue de nos voisins belges et hollandais, ne serait-ce que quelques mots du type “bonjour”, “au revoir” ou “merci” alors même que nous sommes situés à moins de 15 minutes du premier pays cité. Cela démontre malheureusement la fermeture d’esprit qu’ont la majorité des français à apprendre les langues étrangères face à des belges trilingues par exemple. Je n’ai encore jamais entendu un Belge forcer un commerçant Français à parler en Flammand. Par contre l’inverse se réalise tous les jours : “Bonjour Madame, je voudrais des cigarettes” alors que la vendeuse est Flammande … Et pourtant elle n’a pas de mal à répondre dans notre langue … Question de diplomatie peut-être, d’ouverture d’esprit sûrement !





Cained, un groupe produit de façon collaborative

14 10 2009

Cela faisait quelque temps que je ne vous avais pas présenté un artiste de la région. J’ai reçu il y a quelques jours un email d’une personne me présentant un groupe, ou plutôt une chanteuse originaire de la Métropole et qui a opté pour le système de production collaborative, à la façon de My Major Company.

C’est quoi ce système ?
Face à une conjoncture du disque très difficile (téléchargement, chute des ventes de cd, etc.) il devient de plus en plus difficile pour un artiste de se faire entendre par un label qui préfère miser sur des artistes à fort ROI (Retour sur Investissement).
Depuis quelques temps, un nouveau modèle économique a fait son apparition : la production collaborative. Un groupe veut sortir un album et demande l’aide financière des internautes. C’est donc l’internaute qui devient propriétaire de l’album (du moins une partie) en versant quelques euros. Le cumul des sommes récoltées permet au groupe de posséder assez de fonds pour auto-financer son EP. Belle idée ;-) Et surtout, le groupe s’offre déjà une petite communauté de fans sans promo coûteuse …

Cained, c’est le nom de la chanteuse en question, a choisi le label belge AkaMusic pour préparer son album. Elle a bien voulu se prêter aux jeux des questions – réponses.

1/ Cained, c’est un groupe ou une chanteuse ? Quel est l’origine du nom ?
C’est le nom du projet et de la chanteuse qui est déjà connue à Lille sous son vrai nom Leiwia. Un MySpace électro avait été ouvert sous le nom de Cained. C’était une période où je regardais des vieux films avec Michael Caine (Zulu…). J’écoutais aussi son 1er album de chill-out qui s’appelait Cained, un adjectif qui signifie qu’ « on est déjà bien » (traduction chti) mais sous l’effet de la musique évidemment. Je l’ai gardé pour ma page Akamusic et finalement pour le single produit.

2/ Si je vous dis que “Faster” et “Sweet Lines” me rappelle le son des bons vieux Jamiroquai ou de l’époque 90’s. Je me trompe ? Quelles sont vos influences ?
Je le prends comme un compliment. Difficile de passer à côté de la référence Jamiroquaï. Malgré tout, comme pour Jamiroquaï, qui est fortement inspiré par un large éventail de black music, il y a peut être un écho de tout que ce que j’ai écouté. J’écoute de tout : du funk, de la soul, du jazz, de la musique électronique, classique, Al Jarreau, Maceo Parker, Sharon Jones, MauriceRavel, Sébastien Tellier…

3/ Comment est née l’idée de produire votre single de façon collaborative ? Pensez-vous qu’il s’agisse de l’avenir pour faire émerger de nouveaux talents sur la scène nationale ?
Et si un internaute désire acquérir le single, comment ça se passe ?
Je me suis d’abord inscrite sur Akamusic pour la proximité et l’échange qui pouvaient se créer avec les auditeurs. J’ai trouvé que c’était plus humain que myspace ; comme ils comptent produire, les gens écoutent avec attention. La production s’est ensuite mise en route et s’est achevée grâce au soutien de plus de 200 auditeurs-producteurs.
C’est un tremplin intéressant pour se faire connaître et avoir la chance d’enregistrer dans de très bonnes conditions.
Les internautes qui désirent acquérir le single peuvent l’acheter en ligne sur l’Akashop. Il sera également téléchargeable sur les plateformes Itunes, Fnac… à partir du 5 octobre. Le CD est distribué en Belgique les magasins Extrazone.
 
4/ Pour vous, être originaire de la Métropole lilloise, c’est un frein ou plutôt un avantage artistique par rapport aux groupes de la scène parisienne ?
Ni l’un, ni l’autre. C’est aussi difficile de se faire entendre dans les deux villes. Il y a de moins en moins de scènes. Heureusement, l’internet permet de diffuser sa musique à l’autre bout de la planète que ce soit via un site personnel, un blog, les sites communautaires, you tube…On peut habiter à pétaouchnok et se faire entendre.

5/ Prévoyez-vous de vous exporter sur Paris ? Et en dehors de la France ?
Oui pour des concerts. J’ai choisi le site Akamusic parce qu’il est basé à Bruxelles.  J’aime beaucoup la Belgique et étant frontalière, j’aimerais bien m’y produire.

6/ Quelles sont les scènes de la région où vous préférez vous produire ? Pourquoi ?
Les bars J Je chante dans les groupes lillois Funkadeena et Swai et l’on est avant tout des groupes de bar. C’est une bonne école et Funkadeena tourne comme ça depuis plus de 10 ans.

Cained

7/ Y’a-t-il un lieu où Cained aime à se retrouver ? Un endroit peut-être qui guide son inspiration ?
Je viens de la campagne, j’aime à y retourner. Je retourne dès que je peux dans la vallée de la Thure. J’aime aussi beaucoup les plages du Nord-Pas de Calais. Elles sont immenses, j’apprécie de pouvoir m’y promener tranquillement.

8/ Quelles sont vos ambitions pour ce single ?
Se faire connaître, trouver une écoute plus large, une possibilité de faire des concerts dans divers endroits et trouver de nouveaux producteurs pour réaliser l’album.

9/ Quelles sont vos prochaines date de tournée ?
Je suis en train de travailler avec un guitariste pour commencer les concerts. On débutera à Lille cet automne, là d’où nous venons et où tout à commencé.
Les dates seront affichées sur le site Akamusic.

Si vous désirez participer à la conception de l’album, cliquez ici





Les beffrois, les Tour-Eiffel du Nord

7 10 2009

Beaucoup d’entre vous ont sans doute déjà entendu ce terme, un beffroi, mais sans connaître sa réelle signification. Une église ? Une Mairie ?

Oui, désormais les beffrois sont transformés en Mairie et regroupent souvent les services publics d’une ville du Nord de la France. Et à l’instar d’une Eglise, le carillon sonne les heures.
Ces bâtiments datant du Moyen-Âge deviennent au fil du temps des monuments classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Celui de la ville de Bailleul est classé et fait partie des plus beaux et des plus impressionnants de la région.

beffroi bailleul

Un peu d’histoire …
Au XIème et XIIème Siècle le beffroi est une halle où les marchands vendent leurs victuailles. Mais à côté de son rôle de sa place marchande, il est aussi devenu le Maître du temps des villes où le début du travail et du marché y sont sonnés. Il rassemble ainsi à la même heure des personnes venus pour un même but : travailler ou consommer.

Petit à petit, le beffroi devient aussi le symbole d’une ville bourgeoise et soucieuse de se protéger contre les guerres. Mais il reste la contrepartie du pouvoir religieux où une rivalité de taille s’engage. En effet, le haut du beffroi a toujours été plus haut que le clocher de l’église et rivalise avec les flèches tirées vers le ciel des Cathédrales.

Mais son fonctionnement a toujours été lié à la Commune. Un balcon est érigé sur chaque beffroi qui servait à l’époque pour les proclamations au peuple. A l’étage, une salle accueillait les conseils communaux et une prison était bâtie dans la cave. Près de l’horloge, une loge permettait au guetteur de veiller sur la ville.

Les beffrois ont eu en général plusieurs vies entre les guerres et les ambitions des Rois. Il arrivait que ces derniers étaient mécontents que les richesses de la ville soient cachées au sein de cette bâtisse et décidaient donc de détruire le clocher en guise de mécontentement.

Aujourd’hui encore, l’identité d’une commune se caractérise par l’érection d’un beffroi. S’il est devenu un attrait touristique, il n’en reste pas moins l’âme de la région et la fierté des nordistes. On en compte environ une cinquantaine dana la région selon le Guide du Routard.

J’ai au l’occasion de rentrer dans celui de Bailleul qui a une originalité par rapport à certains : la présence de Géants (autre emblème de la région en période de Carnaval) dans la montée des escaliers ;-)

géant beffroi bailleul





La location d’oeuvres artistiques, un bon moyen de déco pour petits budgets

5 10 2009

Sur mon lieu de travail, de nombreuses sociétés louent des espaces innocupés par ma société. Différents secteurs se concentrent sur ce qu’on pourrait appeler une ruche d’entreprises. L’un de ces bureaux est loué par un peintre, Mathias Duhamel.

Toute la société profite ainsi des oeuvres de Mathias car les allées de notre Campus sert de show-room à ce peintre français, et nous avons l’opportunité de pouvoir admirer ses fresques dans les allées et à l’ntérieur de nos bureaux. La perception d’une oeuvre est très personnelle, certaines me marquent davantage que d’autres. Je dois avouer que j’ai du mal à trouver ce qui motive ce peintre dans sa recherche artistique, son oeuvre étant très ecclectique. Je pense qu’il doit peindre en fonction de ses humeurs et envies ce qui donne un catalogue riche en contrastes.

mathias duhamel

Très récemment, Mathias a envoyé un email à l’ensemble des membres du Campus afin de promouvoir l’une de ses nouvelles actions : louer ses oeuvres, plutôt que de les acheter, grâce à un forfait mensuel … Je dois dire que j’ai trouvé l’idée très bonne car il est vrai que de nombreuses personnes rêvent d’acheter une oeuvre, mais celles-ci sont souvent très chères, et lorsque l’on désire changer de décoration chez soi la peinture se retrouve très souvent reléguée à la cave …

Ainsi, pour 29,90 euros par mois, il est possible de louer de façon illimité et sans limite de temps les oeuvres picturales de Mathias Duhamel et pouvoir en changer comme bon vous semble. Alors bien sûr, à l’année ça revient vite cher, mais dans un contexte de vouloir changer de déco à moindre frais, l’idée est quand même un bon plan. Et le petit plus, est de pouvoir acquérir une des Toiles, les mensualités déjà versées étant déduite du prix d’achat final.

Pour avoir une idée de l’oeuvre de Mathias rendez-vous ici.





Ce lundi, je rentre en classe …

21 09 2009

la Maison du Néerlandais

J’ai décidé d’apprendre le Néerlandais, histoire de mieux comprendre mes racines et celle de ma femme ;-) Premier cours ce soir ! J’aurais donc l’occasion de vous parler plus en détail de la Maison du Néerlandais dans l’un de mes prochains billets.





C’est tous les jours les soldes à l’Usine de Roubaix !

1 07 2009

C’est les soldes ! Youpi !! Mais il faut se dépêcher car cela ne dure que 5 semaines !

soldes

Si les réductions ressemblent déjà à des deuxièmes démarques, il y a un endroit près de Lille où les soldes durent toute l’année : l’Usine de Roubaix.

Situé à moins de 15 minutes de Lille en métro, 2 heures en voiture de Paris, cette ville qui n’a malheureusement pas toujours bonne réputation est pourtant un des lieux phares du passé industriel glorieux de la région Nord. Il y a plus de 200 ans, les usines de textile tournaient à plein régimes, Roubaix et les villes alentours vivaient au rythme des tricotteuses, le Nord était alors une des régions les plus riches de France et d’Europe.

Malheureusement l’enrichissement est très (trop ?) souvent cyclique (N’est-ce pas Mr Madoff ?), les usines ont depuis éteint leurs moteurs, au même moment où l’Europe s’unifiait et où la mondialisation commençait à étendre son réseau. Roubaix qui était alors le joyau d’une région s’est éteint.

Après des années de lethargie, Roubaix et son passé attire de nombreux touristes, la ville tente de redorer son image et de se développer autour des NTIC et du Marketing Direct, de nombreuses start-up ont installé leur siège dans des anciennes usines, le tertiaire redonne espoir à toute une région.

Pour honorer son passé, des pépites architecturales sont réaménagées : des usines sont transformées en loft, la célèbre piscine publique a été réaménagée en musée, et une usine a été transformée en centre commercial …

usine roubaix

On y trouve de tout pour pas cher : habillement et décoration, Lee Jeans, Levi’s, Zara, Nike, Chevignon … Ce sont 85 magasins qui animent l’avenue Alfred Motte depuis 1984. Bien souvent, les enseignes vendent les collections précédentes ou des dégriffés. Le choix est large et les allées rarement désertes. On y côtoie toutes les personnes qui font la Métropole lilloise, riches et moins riches, vieux et jeunes, familles et jeune couples. Le tout dans un lieu chargé d’histoires.

Bref, un lieu que je qualifierais d’évident …





Une friterie au Cambodge

23 06 2009

SCOOP ! SCOOP ! SCOOP ! SCOOP !

Une de mes correspondantes basée à Douchy Les Mines, Tchiki, qui devait me rendre un papier ultra-intéressant sur un vigile et une friterie (IL EST OU D’AILLEURS CE FICHU PAPIER !!!!!) vient de calmer mon énervement digne d’un rédacteur en chef avec une info des plus atypiques …

Ce week-end, elle a fui la campagne du Hainaut pour vérifier les dires d’une de ses sources asiatiques. Billet en poche, départ de Brussel-Zaventem vers le Cambodge et plus précisément Phnom-Penh pour découvrir la “première friterie restaurant d’Asie” !! Et non vous ne rêvez pas !!!

La Patate”, c’est son nom original, sévit sur les plaines cambodgiennes. L’initiateur de ce truc de ouf n’est autre qu’un belge expatrié depuis 12 ans, Didier, qui a voulu ramener un peu de belgitude dans ce pays plutôt habitué aux Nems et mets de poissons en tout genres.

friterie la patate Cambodge

On y mange belge et on y boit belge. Le patron livre gratuitement ses frites aux hôtels et restaurants de la ville, et vend sa cuisine aux touristes tous ébahis par ce chariot planté en plein milieu d’une route sinueuse … Le savoir-faire est identique aux friteries que l’on trouve dans le Nord et en Belgique, à savoir les frites sont baignées dans deux bains d’huile différents. C’est ce procédé qui rend le moelleux et le goût si particulier des frites d’min coin. Didier porte son concept jusqu’au moindre petit détail : deux tailles de cornet de frites : standard ou jumbo, et possibilité de boire au bar de la Leffe, de la Stella Artois, de la Duvel et même de la Hoegaarden ! Des affiches des couvertures des albums de Tintin décorent l’intérieur en compagnie de chaises vert fluo.

Mais bien sûr, tout ceci à un prix pour le touriste. Comptez 6 dollars environ le poulet-frites et 23 dollars l’entrecôte pour 2 personnes. Pour le goûter une formule à 3 dollars comprend un espresso et une pâtisserie française bien sûr ;-) . Le tout ouvert jusqu’à 3 heures du matin !

Pour réserver : 012 840 522 (ce n’est pas un fake, mais le vrai numéro, pour preuve la photo).
Adresse exacte : n°5, 14 rue d’Angkor. Très accessible en voiture ;-)

Inimaginable ?? Et pourtant Piccalilli Circus vous le fait découvrir !!!! Merci Tchiki pour ce scoop !