Festival de Werchter et Main Square Festival

31 05 2009

C’est bien connu, le début du mois de juin marque le début de nombreux festivals en Europe. Du côté de chez moi, plusieurs sont à découvrir. Commençons cette petite revue en détail par deux qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau et que pourtant tout sépare …

Festival de Werchter : le must des festivals rock !
WerchterJe m’y suis rendu à 2 reprises, et tous les ans je ne pense qu’à ça. Werchter c’est un peu le Woodstock des temps modernes en Belgique. Une vaste prairie regroupe deux scènes, la main stage où se produisent les stars, et la pyramide où les organisateurs nous donnent l’occasion de découvrir de futurs talents, et rassemble des dizaines de milliers de fans pendant 4 jours. Coldplay a par exemple été découvert sur la scène Pyramide. Grâce à leur prestation, la Fnac a commercialisé en France leur premier album “Parachutes”. Nous connaissons tous le succès planétaire qui a suivi depuis …

Qu’il fasse chaud ou qu’il pleuve, l’accueil réservé aux artistes demeure inoubliable. Les habitués tels que Ben Harper ou encore Placebo sont un peu comme dans leur jardin. A à peine une heure de Lille, la ville vit pendant 4 jours dans une bulle, enfermée du monde extérieur. Les habitants louent volontiers leurs jardins aux campeurs, l’ensemble des routes est occupée par les tentes, les vans VW à fleurs, les friteries et divers vendeurs de t-shirt. Un pur moment de plaisir ! Ce festival a été à de nombreuses reprises élu “Meilleur Festival de rock au monde”.

Main Square Festival : une pâle copie française de Werchter
Main Square FestivalDepuis 2004 la ville d’Arras dans le Pas-de-Calais a son Festival. Au départ il n’était organisé que pendant une journée, aujourd’hui il dure 4 jours. Ses organisateurs se sont rapprochés de Werchter et proposent une programmation quasi-identique.

Je ne suis pas fan de ce festival pour diverses raisons:
- Il n’y a qu’une seule scène qui est montée sur la Grand’ Place d’Arras. Impossible donc de se prélasser car le sol est en béton, et obligation de rester à sa place au risque de la perdre et de se retrouver tout au fond. Il est toujours dommage de regarder se produire les artistes sur le grand écran alors que nous sommes sur place …

- Il manque au Main Square ce soupçon de naturel, de spontanéité qui font la légende d’un Festival. J’entends par là le fait qu’on aime à placer dans une conversation : “Oué j’y étais, j’ai découvert cet artiste avant tout le monde !” ou encore “Yeah ! Quelle ambiance, un grand moment de rock n’ roll !”

Cette année ces deux festivals tombent au même moment : du 2 juillet au 5 juillet 2009. Si vous désirez découvrir l’un de ces deux festivals, je vous conseille fortement Werchter ;-)





La Mare aux Diables, le temple du rock

30 05 2009

Pour bien entamer ce week-end, je vous propose de découvrir un endroit où sortir ce soir.

Un lieu a marqué une partie de mes soirées post-ado, la Mare aux Diables. J’ai appris récemment qu’un nouveau propriétaire avait racheté cet endroit et l’avait transformé en véritable lieu de scène.

la Mare aux Diables vue extérieure

Flashback >> Il est 23h30, après quelques verres pris dans dans plusieurs bars de Lille, nous sommes à la recherche d’un endroit pour assouvir notre soif de rock. Direction Templeuve en Belgique pour s’enivrer sur du bon rock type Sunday Bloody Sunday version live de U2 ou Lambé n dro de Matmatah, jumper sur Jumpin’ Flashback des Rolling Stones, provoquer un pogo sur Smells Like Teen Spirit de Nirvana précédé des majestueuses paroles de Gogol Legrand, et boire une bonne bière au bar au son de M je dis aime.

 

Paumée dans la campagne entre la France et la Belgique, la Mare aux Diables est le temple du rock pour les amateurs de la région. Il rassemble vieux au look ZZ Top, jeunes ado fans de Tokyo Hotel et jeunes trentenaires désirant raviver la flamme de leurs 14 ans ! Tout le monde est rassemblé dans une petite salle en forme de taverne, la piste de danse minuscule est vite remplie et il faut jouer des coudes pour se rendre aux WC ! Lorsque les beaux jours débarquent, le jardin est ouvert. Rien de tel qu’une bonne bière assis dans l’herbe avec en musique de fond Highway to Hell de AC/DC.

Aujourd’hui la Mare aux Diables a gardé cette ambiance follement piquante et s’est agrandie avec une salle de réception, un bar plus intime et une scène accueillant les groupes rock de la région.

 

la Mare aux Diables vue intérieure

Je vous conseille cet endroit hors nome, simple et tellement chaleureux. Il est réservé à ceux qui aiment les guitares saturées, les voix rauques et les batteries détonantes. Ce lieu vaut le détour malgré un chemin semé d’embûches (les panneaux de circulation sont peu nombreux et la route est sinueuse et très mal éclairée).

 

 

la Mare aux Diables logo

 

 





Un esta quoi ?

28 05 2009

Un estaminet !! Mais c’est quoi au fait ?

L’estaminet est une brasserie typique du Nord. On y mange et on y boit régional dans une ambiance d’époque très feutrée. La carbonnade flamande ou le potchevlech s’accompagnent de bières, les plats sont servis avec les incontournabes frites. L’ambiance y est bonne enfant.

Lorsque le dîner se termine, on se sent lourd. L’estomac plein désire se reposer mais il est l’heure de reprendre la voiture. Car les estaminets sont en général perdus en pleine campagne. Peu de publicités vantent les mérites des meilleurs brasseries de la région, seul le bouche à oreille fait son effet. Et pourtant les salles sont pleines le jeudi soir, le vendredi soir, le samedi soir et le dimanche midi.

Pourquoi un tel succès ? Car si on remonte le temps, il y avait peu de chances que les nouvelles générations soient adeptes des estaminets …

A l’origine, il s’agissait de cafés populaires fréquentés par les flamands. Mais ironie de l’histoire, le nom est de source walonne : ”Staminé” qui signifie une salle à piliers. Malgré tout le nom peut-être également d’origine flamande, “Stam” siginifie famille. L’estaminet serait donc un lieu propice aux réunions de familles ! L’histoire dit que les tenanciers lançaient très souvent aux passants un “Sta Menheer” (faites une halte, monsieur !).
Mais le nom de l’estaminet est également d’origine espagnol (la Flandre a appartenu un temps à l’Espagne) : “Esta un minuto” qui représente un lieu où l’on passe rapidement boire un verre.

chez la vieille

A l’heure où les Français recherchent du réconfort, des endroits qui leur sont familiers pour contrer la peur de l’inconnu qui existe du fait de la crise économique, il n’est pas étonnant que ces restaurants sont de nouveaux fréquentés. Des centaines d’estaminets sont rachetés et dessinent le paysage de la région.

Un autre facteur est également la clé de leur succès. Le prix ! On y mange bien pour pas cher. En moyenne 11 euros pour une carbonnade flamande avec frites. 13 euros avec une bière et 16 euros avec le dessert. Pour avoir vécu à Lille et pour côtoyer actuellement Paris, je reconnais que de nombreux nordistes préfèrent une assiette remplie plutôt qu’un plat bien décoré.

carte de l'estaminet des 2 pays à Bailleul

Je vous recommande donc vivement de manger un jour dans un estaminet. Vous y découvrirez un aspect typique de la région.
Voici une liste non exhaustive d’estaminets que j’ai testé et que je vous recommande :
- Les damoiselles : le propriétaire très sympathique met à disposition des visiteurs des anciens jouets flamands. Belle idée ! En plein coeur des champs à Nieppe.
- Chez la vieille : en plein coeur du Vieux Lille, un restaurant qui mêle plat typique avec nappes vichy rouge et blanche.
- Le chat dans l’horloge : un estaminet qui modernise la cuisine ancienne. Par exemple, des pétoncles dans une sauce au maroille sur un lit de pain d’épices. Délicieux. Situé Place Sébastopol à Lille.





La Belgique est ses Grand’ Places

27 05 2009

Le week-end dernier je me suis rendu à Tournai, une ville frontalière belge qui a des faux airs de Lille. Cette visite me permet de vous expliquer comment sont construites les villes en Belgique par rapport aux villes françaises.

La Grand’ Place est le le lieu central des villes belges. Elle est l’endroit névralgique des locaux et des touristes. Tout s’y passe : fêtes, sorties, événements, discours, etc. Les week-ends sont l’occasion pour les Belges de s’amasser dans les nombreux cafés qui composent les Grand’ Places. Les terrasses sont vite pleines en période estivale et la ville, ou plutôt la Grand’ Place, se transforme soudainement en “the place to be”.

Le centre-ville entoure très souvent la Grand’ Place. Quelques rues accueillent de nombreux magasins, petites boutiques ou chaînes. Après de longues heures de shopping les Belges n’ont qu’à faire quelques pas pour trouver un café cosy avec une ambiance incomparable.

En France, certaines villes ont leur Grand’ Place comme Lille ou Montpellier par exemple, mais celles-ci sont différentes dans le sens où elles représentent un point de rassemblement parmi d’autres. Les magasins ne sont pas uniquement situés autour de la Grand’ Place, certaines autres artères de la ville sont également des lieux stratégiques pour les shoppers. Les cafés sont parsemés un peu partout dans la ville contrairement en Belgique où ces derniers se concentrent au même endroit. Bien souvent en France, la Préfecture ou l’Hôtel de Ville sont les emblèmes de la Grand’ Place.

Voici quelques photos de Grand’ Places belges : la première représente Tournai, la suivante Bruges et enfin la troisième Bruxelles.

Grand Place de Tournai 2

Grand' pPace de Bruges

Grand' Place de Bruxelles





Guide des bières, verre n°2

26 05 2009

Aujourd’hui je vous parlerai de la Rodenbach, une bière qui a des faux airs d’autres bières.

Rodenbach

La Rodenbach est une bière qui peut-être assimilée au vin de Cahors, qui a la particularité d’être un vin rouge au tanin très marqué et qui se rapproche du goût des plus grands Bordeaux. La Rodenbach est quant à elle une bière brune mais qui ne ressemble pas à la Guiness, et une bière désaltérante mais qui ne ressemble pas non plus à la Jupiler.

Pourquoi ? Tout d’abord parce que sa robe brune qui vire au rouge ressemble davantage à une bière ambrée très foncée. Ensuite son goût a une saveur particulière, une première gorgée au goût cuivrée s’ensuit d’une acidité très désaltérante. Cette bière est unique en son genre tant son goût lui est propre. Enfin, sa mousse est très fine, elle se désintègre très rapidement et ne laisse aucune trace sur le verre contrairement à la Guiness qui a une mousse très compacte et qui met du temps à s’éliminer.

J’aime boire cette bière en apéritif avec quelques morceaux de saucissons et autre mets de charcuteries, mais aussi lors d’une simple dégustation, seule et sans blablas. Une fois que vous aurez goûté votre première Rodenbach, son goût vous reviendra très souvent à votre bon souvenir. Quand un café propose sur sa carte de la Rodenbach il y a peu de chances que je l’ignore ! !

Caractéristiques techniques :  
- Brasserie : Rodenbach
- Fermentation : nc
- Type : rouge / brune
- Alcool : 5 °
- Pays : Belgique
- Ma note : 10/10





Rencontre avec Isabelle Venet, artiste peintre

25 05 2009

Cette première rencontre marque le début d’une série de posts sur les artistes de la région, méconnus du grand public mais terriblement talentueux. Le marché de l’art sur Lille est le premier sujet abordé.

J’ai donc rencontré Isabelle Venet, artiste peintre sur la Métropole lilloise. Ses peintures vous transportent à travers l’Afrique pour ses couleurs café et connotent un certain aspect tribal pour l’articulation de son pinceau sur la toile.

Isabelle Venet

1/ Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis peintre abstraite professionnelle. J’ai fait les Beaux Arts de Tourcoing.
J’ai dans un 1er temps dessiné des boubous pour la Compagnie Française du Niger à Paris, puis peint des bâches géantes. Actuellement je peins, j’expose et je suis sans cesse à la recherche de créativité. En parallèle de mes activités, j’ai créé il y a 20 ans une école de peinture pour enfants et adultes où j’initie ma passion à 200 élèves.

2/ Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Elles sont un cheminement intérieur alimenté par le passage d’une frontière, un regard sur des mondes inconnus, des rencontres, des émotions, la nature, un monastère, une prière, mes enfants.

3/ L’environnement de Lille et sa Métropole, sa région, vous aide-t-il à peindre, à trouver de l’inspiration ?
La mer du Nord et ses lumières me fascinent.

4/ Comment définirez-vous le marché de l’art sur Lille ? Et comment se comporte ce marché par rapport à Paris ?
Le milieu est difficile. Le marché est saturé avec les peintres de la région. Ce que j’aime, les expositions organisées au profit d’associations humanitaires et caritatives, les rencontres sont riches en humanité. Beaucoup d’expositions sont organisées par la région et divers regroupements, ce qui est bien pour nous mais pas terrible pour les galeries. Par rapport à Paris, Lille est trop petit, on ne peut pas avancer sans changer de région.

5/ Quelles sont vos prochaines expositions ?
Très récemment j’ai exposé au musée d’Orchies, puis je serais en juin au Lion’s club.
Je serais invitée à Tourcoing chez Jean Ampe, l’atelier 13/15.
En Septembre j’exposerai au Grand Festival artistique sur le thème de l’eau, l’air, le feu, etc.
En Décembre je serais présente à la Biennale de Florence.

6/ A titre personnel, quel endroit culturel sur Lille ou ailleurs dans le Nord attire plus particulièrement votre attention ? Avez-vous peut-être un endroit “idéal” pour peindre ?
Tout simplement mon atelier, chez moi, mon Temple !

Plus d’informations sur cette artiste pleine de talents : http://www.isabelle-venet.com/

Isabelle Venet 2





Le sort des clubs nordistes à une journée de la fin

24 05 2009

Depuis quelques semaines la Bretagne est à l’honneur dans les médias, du fait de la présence de deux clubs régionaux en finale de la Coupe de France : Rennes et Guingamp. Canal + ayant même prévu de diffuser en direct la finale du championnat régional.

Sur ce blog, j’essaierai de ne pas trop parler de ma passion pour le football, mais l’actualité me permet de faire exceptionnellement une entorse à la règle. Il reste à jouer une journée de championnat en Ligue 1 et en Ligue 2 pour déterminer le sort de 4 clubs de la région : Lille, Valenciennes, Lens et Boulogne sur Mer.

LOSCLes deux premiers clubs sont en Ligue 1 et ont deux objectifs bien différents. Le Losc est en ballotage défavorable pour se qualifier pour la coupe de l’UEFA, mais dispose d’une chance infime lors de cette dernière et ultime journée pour valider son ticket européen. La condition ? Gagner à tout prix et prier pour que Rennes, Paris et Toulouse soient défaits. Malgré tout, la saison ne sera pas gâchée car Lille devrait se qualifier pour la Coupe Intertoto qui permet via des tours préliminaires de se qualifier pour l’UEFA.

Antoine KombouaréPour Valenciennes en revanche, la saison est d’ores et déjà terminée. L’équipe terminera dans le ventre mou du classement, aux alentours de  la 10ème place. Une place plus qu’honorable pour l’un des plus petits budgets de ce championnat qui ne vit que sa deuxième saison parmi l’élite. Son seul point d’interrogation est l’avenir de son entraîneur Antoine Kambouaré. Ira, ira pas au PSG durant l’intersaison ? Réponse la semaine prochaine.

Racing Club de Lens - stade BollaertLens et Boulogne sont quant à eux en Ligue 2. Pour les Sang et Or, la montée est acquise depuis quelques semaines, seule sa position reste en suspens. Un match nul suffit lors de la dernière journée pour couronner l’équipe d’un sacre de champion. Une belle année pour les Sartois qui ont réussi l’exploit de remonter juste un an après s’être vu adjuger la place au purgatoire. Le recrutement commence déjà avec la signature du Brésilien de Guingamp Eduardo.

USBCOLa position de Boulogne est plus délicate. L’équipe de la Côte d’Opale est au pied du podium après sa précieuse victoire au stade Bollaert cette semaine, mais est précédée d’un point de Montpellier. L’équipe entraînée par Roland Courbis et dirigée par Louis Nicollin n’en peut plus de ce championnat de seconde zone et rêve d’une montée pour enfin recommencer à rêver comme lors des plus belles années qui ont marqué l’histoire du club. Là aussi, une victoire permettrait d’entretenir l’espoir à condition que les Heraultais soient défaits de leur côté.

Avec un peu de chance, la Ligue 1 comporterait dans ses rangs 4 clubs nordistes l’an prochain. Le Nord Pas de Calais représenterait 20 % de l’élite. De beaux derbys en perspective seront à prévoir et de terribles chocs entre 59 et 62 ! Croisons les doigts …





Une façade bow-window rue des Pyramides à Lille

23 05 2009

Je suis retourné récemment sur Lille pour le mariage de ma cousine. Elle et son nouveau mari se sont mariés à l’Eglise Philippe Lebon, très grand lieu de culte situé Place Philippe Lebon.

Pour ne pas trop se la péter parisien, et arriver systématiquement 15 minutes après tout le monde, je me suis efforcé d’être à l’heure. Mes yeux étaient tellement rivés sur le chrono de la voiture que je suis arrivé 45 minutes à l’avance !

Le temps était moyennement propice à un mariage, beaucoup de vent et une température fraîche, ma cousine avait d’ailleurs la peau bleutée lors de son entrée sous l’autel. Mais le temps était par contre lui propice à une petite ballade improvisée dans les rues lilloises qui jouxtent cette grande place. Mes pas m’ont emmené rue des Pyramides, et j’y ai découvert une drôle de maison, avec une façade qui m’a fait penser dans un premier temps à celles que l’on peut trouver en Angleterre …

18 rue des pyramides

Mais après quelques recherches hasardeuses elles aussi sur le web, je suis tombé sur cette indication : cette maison néo-flamande date de 1890 et a été construite par l’architecte Alfred Newnham. La travée mineure de l’entrée correspond au couloir et à l’escalier, et la travée majeure correspond aux pièces de séjour. Il s’agissait à l’époque d’une nouvelle manière d’organiser la façade en lui intégrant un pignon sur la toiture et d’un bow-window au premier étage.

Cette maison dénote magnifiquement aux côtés des maisons plus classique trempées au style très caractéristique des Flandres.





Terrasse avec vue sur Monts

22 05 2009

Ce que j’apprécie lorsque je pars en vacances dans le Sud de la France c’est m’arrêter dans un café ou un restaurant disposant d’une superbe vue sur la Mediterannée. Quelle sensation de se trouver face à l’infini, de voir la mer devant soi et ne pas savoir où elle redescend !

Bien sûr lorsque je reviens dans le Nord, il m’est difficile de trouver de tels spots, même si la Mer du Nord a son charme bien à elle. Lors d’une de mes dernières visites dans les Flandres, j’ai découvert une brasserie aux accents méditeranéens …

Niché dans le creux du Mont Kemel, ce restaurant dispose d’une terrasse avec une vue exceptionnelle. Du vert à perte de vue, des hauts et des bas qui caractérisent le paysage flamand, des champs en guise de mer, une vue panoramique qui domine la région. Lorsqu’il fait beau, si si ça arrive dans le Nord parfois ;-) on peut apercevoir le beffroi de Lille qui se situe à une vingtaine de kilomètres de là.

De Hollemeersch

Ici, j’ai retrouvé cette sensation où on a l’impression que les champs montent devant nos yeux et plongent là où notre vision s’arrête. L’infini, le vert remplace le bleu, l’herbe remplace la mer et la bière remplace le pastis !

Cet endroit se prénomme “De Hollemersch”, il se situe à quelques kilomètres d’Ypres (Ieper en belge), de Poperinge et de Bailleul. La carte alléchante propose une sélection de bières, de crêpes et de gauffres, mais également une page snack pour déjeuner le midi.

De Hollemeersch vue 2





Une pizzeria aux airs flamands

20 05 2009

J’ouvre le bal d’une nouvelle rubrique consacrée aux restaurants sympas à découvrir. Pour cette première critique je ne vous parlerais exceptionnellement pas de la cuisine de la pizzeria “Bottega”, située rue Péterinck, dans une charmante ruelle du vieux Lille et à quelques centimètres de la place aux oignons, mais plutôt d’un caractère particulier qui fait que cet endroit est atypique.

La Bottega

La Bottega se différencie peu des autres pizzérias 100 % italienne de Lille, sa carte propose les fameuses pizzas blanche et rouge, le nom de chacunes est en italien dans le texte et la plupart respectent la tradition culinaire italienne. Les desserts sont bons, classiques, avec une légère pointe de Nord dans la recette comme par exemple le tiramisu aux speculos. Le vin est servi en bouteille ou au verre : deux sortes de vin rouge, un rosé pétillant avec une robe très foncée, et deux choix de blanc.

Une des premières particularités de ce restaurant réside dans sa conception. Ce week-end, nous étions attablés le long d’une grande table haute en bois noir avec comme champs de vision derrière moi les cuisines. Une façon agréable de passer une bonne soirée entre amis, nous voyons les pizzas se composer et le vin nous est présenté sur une étagère de l’autre côté. Mais la Bottega dispose d’une autre salle, en face, sur le côté droit de la ruelle. Cette salle est décorée comme une épicerie, il est d’ailleurs possible d’acheter quelques condiments typiques. Une petite salle voutée fait office de salle de restaurant. Autant vous dire l’exploit des serveurs qui passe d’un restaurant à un autre pour servir les plats, et le plaisir des voisins à regarder ce manège vivant sous leurs yeux !

Mais le côté le plus “(a)typique” de cet endroit est la deuxième cuisine, située dans le côté épicerie. A l’instar de l’hospice Comtesse (je vous parlerais prochainement de ce musée) la cuisine est entièrement décorée de faïence flamande bleue et blanche. Mais le petit plus par rapport à l’hospice Comtesse est que ces carrelages muraux sont d’époque ! Ceux-ci ont été peints à la main et ont la particularité d’être tous différents les uns des autres. Autant dire que cette pièce est une cuisine très rare. Je ne connais pas la date exacte de construction mais l’hospice comtesse a lui été fondé en 1237 … Je vous laisse faire le calcul et imaginer l’histoire qu’à pu vivre cette pièce.

La Bottega faïence cuisine








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